11 septembre 2006

NON A LA FUSION GDF/SUEZ

medium_gdfsuez.jpgA l’occasion du débat parlementaire relatif à la fusion GDF/SUEZ, je tenais à vous faire part de la position du PS sur cette question :

En déclarant que « le prix du gaz ne doit pas pénaliser les actionnaires», le Président du groupe Suez vient de lever le voile sur la principale motivation de la privatisation de Gaz de France.
En plein débat parlementaire, cette déclaration démontre une nouvelle fois que la fusion GDF-Suez est d’abord destinée à satisfaire les actionnaires et n’est pas décidée dans l’intérêt des citoyens-consommateurs.

Elle est aussi la preuve que les engagements pris aujourd’hui par le gouvernement sur le contrôle des tarifs du gaz ne pourront être tenus si Gaz de France est privatisée. On sait en effet que, sous la pression des actionnaires, le maintien des tarifs réglementés, prévu dans le projet de loi, aura une durée de vie bien courte. Le PDG de Suez vient de signifier clairement à la représentation nationale que, les tarifs réglementés ne seront qu’une digue de papier.
Nos parlementaires doivent se mobiliser pour stopper cette entreprise de liquidation de notre service public, des intérêts de nos consommateurs et de notre indépendance nationale.

A mon sens il est clair que l’UMP fait preuve à nouveau de démagogie et de dogmatisme sur cette question. Personne au Gouvernement n’a été capable de nous expliquer simplement l’intérêt stratégique et économique de cette fusion. Sans doute parce qu’il n’y en a pas. A part brandir le désormais sacro-saint « patriotisme économique », le Gouvernement ne convainc personne. Les syndicats, 90% des salariés de GDF, les forces vives de la gauche… et même le MEDEF, l’UDF et quelques parlementaire de l’UMP ont émis leurs plus vives réserves. Mais comme lors de la crise du CPE, le Gouvernement Chirac-Villepin-Sarkozy se coupe des réalités.

Guidé par la seule logique financière, ultra libérale, et hyper capitaliste, le Gouvernement Chirac-Villepin-Sarkozy ne fait que brader le service public de distribution de l’énergie. Non décidément, les problèmes quotidiens des français n’intéressent pas la droite. Elle a choisi son camp, celui des actionnaires.

Pourtant, nous sommes en droit de nous interroger. Nous interroger sur la dérive des coûts énergétiques, sur l’avenir de l’entreprise qu’il est désormais convenu d’appeler Gaz de Suez, sur le devenir du nucléaire, sur l’après-pétrole… autant de questions qui restent aujourd’hui sans réponse.

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