31 janvier 2007
Un CUCS pour se donner bonne conscience.
Ouf, au conseil municipal du Havre cette semaine, Antoine RUFENACHT et Agathe CAHIERRE, se sont rappelés qu'il existait des quartiers au Havre. Ils ont ainsi annoncé fièrement la signature d'un Contrat Urbain de Cohésion Sociale (signé entre l'Etat et la ville), qui serait, selon leurs dires, le nouvel avenir des quartiers havrais.
Mais quand on y regarde de plus près, on ne peut que frisonner à la vision de cet avenir que la droite havraise réserve aux quartiers.
Rien sur les services publics, rien sur la santé, rien sur le mouvement associatif, rien sur la condition féminine, rien un avenir à long terme... Comment peut-on imaginer une cohésion sociale digne de ce nom sans ces aspects? Comment peut-on envisager donner un espoir aux quartiers en seulement deux ans (le CUCS a été signé avec une date butoir en 2009), alors que la droite a abandonné les quartiers depuis des années? Comment croire en la bonne volonté de la Mairie, alors qu'elle soutient le candidat de l'UMP qui fait la chasse aux enfants dans les écoles, qui sélectionne les candidats à l'immigration, qui prône le communautarisme et défend une politique libérale liberticide. Oui dans ces conditions comment ne pas être inquiet, sceptique, en colère contre Rufenacht et ses sbires?
Un effet d'annonce. Voilà ce que valent les 10,5 Millions d'euros annoncés par la Mairie. Et d'ailleurs, ont-ils prévu leur mise en musique, leur traduction dans les faits. A part l'incantation, les bonnes intentions et les discours généraux, qui va gérer cette somme, comment va-t-elle être redistribuée, comment va-t-elle être affectée? Voilà les bonnes questions. Pour les réponses, il faudra repasser, parce que la Mairie n'en a pas.
Il y a au moins une chose sur laquelle je tenais à donner un conseil à l'UMP: Changez de méthode!!! La politique de la ville ne se confisque pas, la politique de cohésion sociale ne se décide pas dans les bureaux dorés des Ministères et de la Mairie. Monsieur Rufenacht, Madame Cahierre, avez-vous consulté les associations de quartiers, avez-vous associé à votre CUCS les forces vives qui composent la banlieue havraise? Avez-vous l'intention de travailler avec le Département, la Région, ou avez-vous l'intention de vous asseoir sur l'expertise et la compétence de ces collectivités en matière de politique de la ville? Alle-vous enfin rendre la parole à celles et ceux qui font la vie des quartiers du Havre?
Je vous invite à venir nous répondre ici sur ce BLOG. Les quelques 100 lecteurs quotidiens de ce modeste BLOG sont sans doute curieux de connaitre vos réponses... si vous en avez.
10:00 Publié dans Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Le Havre, RUFENACHT, CUCS
27 janvier 2007
soutien aux étudiants étrangers.
En lisant la presse havraise cette semaine, je me suis arrêtée sur un article qui décrivait une situation malheureusement trop souvent répandue en ce moment : deux étudiants étrangers inscrits régulièrement à l’Université du Havre viennent de recevoir une injonction de quitter le territoire aux motifs « d’études insuffisamment fructueuses ».
En décembre dernier, c’est à l’Université de Toulouse II que le personnel et le conseil d’administration se sont mobilisés pour éviter l’expulsion d’un étudiant malien, pour les mêmes motifs.
La sous-préfecture du Havre, sur ordre de son ministre, Nicolas Sarkozy, soutenu par Antoine Rufenacht, a estimé que ces deux étudiants n’étaient pas assez "doués" pour étudier sur notre sol !Il y aurait donc deux types d’évaluation pour les étudiants aujourd’hui : si tu es français ce sont les profs qui t’évalue, si tu es étranger, ce sont les services préfectoraux. Les uns dépendent du Ministère de l’Education Nationale de l’Enseignement et de la Recherche, les autres du Ministère de l’Intérieur, traités, comme nous le voyons, comme des délinquants. Car aujourd’hui, pour les étudiants étrangers, redoubler une année est un délit puni par une reconduite à la frontière !
Mais où est l’égalité des chances ?
Il y a encore quelques années, il me semblait que seuls les profs étaient compétents pour valider les aptitudes et les connaissances de leurs étudiants, en dehors de toute considération raciale … ce temps serait-il révolu ?!Qu’en est-il de l’autonomie des universités ?
Il est grand temps de se mobiliser pour que les choses changent. Nous ne cessons à gauche de le répéter. Le PS dénonce ces discriminations raciales, qui viennent s’ajouter aux discriminations sociales, aux discriminations à l’embauche, aux discriminations pour trouver un logement, et j’en passe, que les étrangers subissent quotidiennement.
Mobilisons-nous à gauche pour que Mr Sarkozy et ses fidèles lieutenants, dont font partis Mr Rufenacht et sa majorité municipale, ne soient plus en mesure de nuire à la richesse multiculturelle de notre pays, dont nous sommes si fiers.Mobilisons-nous contre les politiques actuelles en votant massivement lors des prochaines échéances électorales … Donnons une chance à tous ceux qui sont désireux d’apprendre et d’étudier dans le pays des droits de l’homme, qui, malheureusement, se perdent jour après jour avec la droite au pouvoir.
16:00 Publié dans Politique locale | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Le havre, étudiants, université
24 janvier 2007
J'ai rendez-vous avec vous.
Cette semaine, deux rendez-vous importants, auxquels je participe, à noter dans vos agendas:
Vendredi 26 janvier 2007 - 14H30 - Fédération du PS à Rouen
Conférence de presse de lancement de la campagne des législatives en présence de tous les candidats.
Samedi 27 janvier 2007 - 14H30 - FORUM PARTICIPATIF SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE
SALLE FRANCOIS Ier - 175 Boulevard François Ier - Le Havre
A l'inititaive d'Alain Maire, responsable du comité DESIR D'AVENIR du Havre
Oui désormais, nous entrons dans la phase de vérité, la campagne commence vraiment. Je compte sur votre mobilisation, sur votre enthousiasme et votre envie pour que nous construisions ensemble un nouvel avenir. La phase d'écoute fondamentale voulue par Ségolène Royal touche à sa fin. Le 11 février sera publié le programme présidentielle de notre candidate, sur la base de notre projet socialiste. C'est ensuite programme contre programme, idées contre idées, propositions contre propositions que nous ferons campagne. Une campagne que je souhaite entièrement et exclusivement dédiée à l'amélioration de votre quotidien. C'est vous les acteurs, à vous de choisir le bon scénario.
A très vite.
15:00 Publié dans Politique locale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique, le havre, ségolène royal
23 janvier 2007
La disparition d'un humaniste.
L’abbé Pierre appartient à ces hommes, qu’on n’oubliera jamais. Homme politique, ecclésiastique, Il a fait de sa vie un cri, un combat contre l’intolérance et l’injustice sociale.
L’homme de l’hiver 1954 a toujours dénoncé la situation des mal-logés en usant de son influence pour fonder et défendre le droit au logement, pour pousser à l’adoption de lois reconnaissant ce droit fondamental.
Dans la continuité de son combat, le droit au logement opposable sera enfin discuté à l’Assemblée Nationale. Mais la précipitation de l’adoption de ce texte peut susciter quelques inquiétudes.
En effet, le Gouvernement agit dans l’urgence, sous la pression des « enfants de Don Quichotte », qui sont aussi un peu les enfants de l’Abbé Pierre. Sauve qui peut, Sarkozy et les siens découvrent les ravages de la pauvreté, la précarité des mal-logés, c’est pathétique.
Le droit opposable au logement est sans doute une bonne chose. Il faut l’expérimenter, car nous n’en ferons jamais assez pour résorber la misère. L’abbé Pierre, lui, y a consacré sa vie. Au lendemain de sa disparition, je veux garder une image vivante de cet homme juste, cet homme de combats et de convictions, cet homme qui était aussi un homme éminemment politique.
Souvenons-nous de ses engagements, de ses colères, de sa force.
Souvenons-nous de l’humaniste qu’il était… il nous manquera.
15:45 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Abbé pierre
17 janvier 2007
Pour une fiscalité juste.
L'actualité de la campagne a mis le sujet de la fiscalité au coeur des débats. Doit-on réformer l'ISF? Doit-on demander à Johnny de revenir en France? A partir de quand, peut-on se considérer comme riche? Faut-il fusionner l'impôt sur le revenu et la CSG? Faut-il revoir les tranches d'imposition? L'impôt à la source est-il une bonne idée?
Au delà des aspects anecdoctiques et techniques du débat, il est nécessaire de clarifier un certain nombres de points.
D'abord, le faux débat sur les classes moyennes me fait un peu sourire. 4000 euros, un peu plus, un peu moins, je connais beaucoup d'entre vous que cela laisse rêveur, ou sceptique, parfois même que cela met en colère. La question n'est pas de savoir à partir de quand on est ou pas une classe moyenne, la question cruciale est de savoir comment on peut vivre décemment avec 1000 euros aujourd'hui. Il est tout à fait clair qu'à 4000 euros par mois, même à 3000, 2000 euros par mois (par personne et non par foyer), les conséquences de la vie chère ne sont pas les mêmes.La question dont doit s'emparer le PS aujourd'hui n'est donc pas la condition des classes moyennes, mais celle des classes défavorisées. Celui ou celle qui gagne 1000 euros ou un peu plus, a lui aussi ses charges, ses échéances, ses impôts directs ou indirects. Comment fait-il pour se loger dignement, pour faire face à ses factures?
Quant aux classes dites moyennes, il faudra d'abord la définir, puis lutter contre sa paupérisation qui devient un sujet de plus en plus sensible. Il y a sans doute ici plus de justice fiscale à introduire.
Une fiscalité juste est une fiscalité qui prend en compte les ressources et les capacité financières de chacun. Une fiscalité juste est fondée sur la solidarité nationale. En disant cela, je ne pense pas qu'il faille révolutionner notre système fiscal actuel. Si il y a bien entendu des ajustements à opérer, si je suis notamment tout à fait pour la retenue de l'impôt à la source, il faut faire attention à ne pas briser un équilibre fiscal, qui sans être parfait, assure une certaine stabilité. Je suis enfin persuadée, que nous pouvons rendre l'impôt plus compréhensible, en le simplifiant, en le rendant plus lisible.
En revanche, il est intolérable, inacceptable de voir le Gouvernement actuel accorder, de manière scandaleuse, des cadeaux fiscaux aux plus nantis. Bouclier fiscal, niche fiscal pour les hauts salaires, protection des grands actionnaires... pour assurer une justice fiscale, il faut au contraire développer la solidarité. Je ne fais pas partie de ceux qui "plaignent "ou qui "comprennent" Johnny Hallyday et les autres fortunes qui s'évadent hors de France. Au contraire, je trouve cela honteux, déplacé, vulgaire. Ces gens là, ont-ils perdu tout sens commun? Leur richesse, leur patrimoine atteignent des niveaux surréalistes, on ne joue définitivement pas dans la même division. Ces minorités aisées, sont pourtant l'objet de toutes les attentions de Sarkozy... et pour cause elles votent pour lui.
Il faut abandonner la vision électoraliste et dogmatique de la fiscalité des ménages. Arrêtons de tirer à boulets rouges sur l'impôt. Arrêtons de faire croire aux citoyens que l'impot sur le revenu peut continuer à baisser. Réhabilitons l'impôt en le rendant plus compréhensible, plus facile et plus juste.
12:37 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Politique, fiscalité, Johnny Hallyday, impôt
12 janvier 2007
L'inquiétante rupture de Nicolas Sarkozy...
Qu'est-ce qui n'a pas été écrit, dit, lu, entendu sur Nicolas Sarkozy? Tout a été dit sur lui ou presque. Cette semaine encore, il faisait la une de pas moins de trois hebdomadaires nationaux. Véritable intérêt, ou stratégie commerciale... je vous laisse seul juge.
La rupture serait-elle donc le seul salut de la France? J'en doute franchement. J'en doute d'autant plus, que la rupture de Monsieur Sarkozy fait peur. Qui veut d'une rupture, à l'heure où l'on a besoin de sécuriser, de rassurer la société. Qui veut d'une rupture, alors qu'il faut au contraire faire revivre l'élan de la solidarité. Qui veut d'une rupture, alors que le Gouvernement de Monsieur Sarkozy est incapable de donner les moyens à ses propres fausses bonnes idées.
A la rupture, j'oppose la rénovation dans la fidélité. A la rupture, j'oppose le renforcement de la solidarité, de toutes les solidarités. A la rupture, je préfère une politique qui servirait de catalyseur, de révélateur aux nombreux talents qui composent nos quartiers et nos villages. Non, la France, les havraises et les havrais, n'ont pas besoin d'une rupture. Monsieur Rufenacht, en soutenant Monsieur Sarkozy, pense manifestement différemment.
Oui, décidément, Monsieur Sarkozy se trompe de voie, il fonce tête baissée vers ses propres objectifs, sans lever le nez, sans ouvrir les yeux, persuadé qu'il est touché par la grâce divine et que les français le suivront. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelqu'un? Bien entendu, Monsieur Sarkozy n'est qu'un clone de son mentor, Jacques Chirac, qui lui a tout appris de la politique. Une politique qui conduira au mensonge, à l'immobilisme, à la manipulation et à l'affaiblissement de la France.
Pour y voir plus clair, pour vous aider à comprendre l'inquiétante rupture de Monsieur Sarkozy, vous trouverez ci-dessous la récente publication du PS, qui dissèque le candidat perpétuel Sarkozy depuis 2002... attention, la vérité fait froid dans le dos.
L_inquietante_rupture_tranquille_de_monsieur_Sarkozy.pdf
Bonne lecture... a bientôt.
11:50 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Sarkozy
10 janvier 2007
Le droit au logement en actes.
Il y a eu l'hiver 54 et l'appel de l'abbé pierre. Il y aura désormais l'hiver 2006/2007 et les campements des Enfants de Don Quichotte. Une action médiatique forte, qui aura ouvert les yeux du Gouvernement sur la question des sans-abris et plus largement sur la question de la précarité des mal-logés en France.
Une réaction tardive et surréaliste quand on sait que c'est ce même Gouvernement qui a aggravé depuis 2002 la crise du logement en France, en laissant la précarité ravagé de nombreuses familles. Il est vrai que sur ce thème, Jacques Chirac, et son Gouvernement sont passés maîtres dans les promesses, mais peu dans l'action.
Et pourtant, depuis 20 ans, les lois sur le logement se sont succédées. Ainsi, la loi de 1998 sur la lutte contre les exclusions, qui prévoyait des commissions de médiation pour examiner les demandes d'HLM trop longtemps en souffrance, a été peu employée. Sur le même registre, les lois Quilliot de 1982, loi Mermaz de 1989 et enfin la loi Besson de 1990 ont été peu suivis d’effets.
Autant dire que le logement n’est pas la priorité de ce gouvernement…Du moins, si, elle le devient à la veille d’échéances électorales importantes. En effet, la droite n’a eu de cesse de procéder, depuis 2002, à des diminutions du budget du logement et de l'habitat, à multiplier les cadeaux fiscaux aux plus riches qui coutent très cher à l’Etat (la loi de Robien a coûté environ 300 millions € en 2006), à baisser, de manière drastique, les aides à la personne pourtant nécessaire à 6 millions de ménages pour se loger. Et pour finir, sur les 400 000 constructions nouvelles réalisées, près de 85% sont inaccessibles au 2/3 des ménages compte tenu de leur coût.
Aujourd’hui, Jacques Chirac veut aller plus loin dans ses promesses électoralistes. Il souhaiterait mettre en place le droit au logement opposable, réclamé il y a de cela quatre ans par le Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées. Mais la mis en place de ce droit ne doit pas se faire dans la précipitation, il doit bien être étudié tant dans la désignation de l’autorité politique responsable de sa mise en œuvre que des moyens qui doivent être attribués à cette autorité.
L'UMP continue donc ses manoeuvres électoralistes. Mais une politique libérale n'a jamais conduit au progrès, au contraire, elle génère la précarité. Combien d'entre vous connaissent des difficultés à se loger, combien d'entre vous vivent dans des logements insalubres, combien d'entre vous n'ont jamais envisagé d'accéder à la propriété? Qu'ont fait pour vous la Mairie? Que vous a proposé Monsieur Rufenacht, à part des algecos pour les pauvres? Où est la politique de la ville du Havre? A ces trois dernières questions, je réponds rien, rien et rien.
Il est plus que temps de mettre le logement au coeur des politiques publiques. Oui au droit au logement opposable pour tous, mais à condition que l'Etat ne s'exonère pas de sa responsabilité en la matière. Oui au droit au logement opposable, mais en donnant à tous les acteurs du logement les moyens de relever les défis. Oui au droit au logement opposable, à condition de faire appliquer les dispositifs existants et notamment le principe de 20% de logements sociaux dans les communes, dont bon nombre de maires de droite s'affranchissent.
Rien de bon ne peut se faire dans la précipitation. Rien de solide ne peut se faire sans concertation. Comptez sur moi pour être vigilante sur ces points.
12:30 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Le Havre, SDF, Don Quichotte
03 janvier 2007
2007: Une année pour être fier.
Bonne année à toutes et à tous. C'est par ces mots, traditionnels, ces voeux de bonheur, que commencent toutes les années. Je vous souhaite donc à toutes et tous une excellente année 2007. Une année qui sera chargée de sens et d'émotions, une année que je souhaite jalonnée d'espoir, de solidarité, de justice, de bonheur à partager. S'ouvre devant nous une année pour choisir, une année pour changer, une année pour être fier.
Fier d'être français.
Et c'est justement par là que j'ai décidé d'ouvrir mon BLOG en ce mois de janvier, en vous faisant part de ma dernière lecture.
Ainsi, pendant les fêtes de fin d’année, j’en ai profité pour lire un certain nombre d’ouvrages dont un qui me semble particulièrement d’actualité à l’heure où la France connaît une crise sans précédent de son identité du fait de la montée en puissance des communautarismes (religieux, social, sexuel…). Au moment où certains jeunes français sifflent la Marseillaise et s’identifient à l’équipe adverse. Au moment où les voitures brûlent dans les quartiers en proie à la précarité et à un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. Au moment où l’on peine à mettre en avant l’idée de Nation et que certains rappeurs n’hésitent pas à insulter la République.
Bref, au moment où la France va mal, Max Gallo lance par son ouvrage un véritable cocorico en revenant sur notre Histoire, notre Identité, nos racines plantées dans la terre de France depuis des siècles et nous donne de bonnes raisons de continuer à aimer et à croire en notre Patrie.
Fier d'être français pourrait servir d'air de marche pour tous ceux qui, soldats de l'an 2007, monteront au combat contre ces ferrailleurs qui bradent la fierté nationale, sous prétexte de colonisation, de collaboration ou de banlieues qui flambent... La crise de la nation «ne provient pas d'un "excès de nation", mais de la négation de celle-ci», démontre Max Gallo.
Néanmoins, si cet ouvrage est plutôt bon, on peut reprocher à l’auteur de ne pas nous avoir livré les solutions pour rendre patriotes les jeunes Français en déshérence identitaire.
Etre patriote c'est aimer son pays, aimer son prochain, s'aimer soi même, se respecter et respecter les autres. Le patriotisme n'est pas l'apanage du FN, c'est même tout le contraire. Le patriotisme peut et doit s'exprimer dans la société métissée que je défends. Je suis fière d'être française, de vivre dans ce pays où les cultures et les croyances coexistent.
C'est là tout le sens du message d'espoir et de tolérance que je voulais vous délivrer. Bonne année à tous... à très vite.
15:21 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Le Havre, 2007, Bonne année, voeux



