27 avril 2007

Les Clés de la République

medium_070427081853.w3sp6vry0_montage-de-portraits-de-segol-ne-royal-et-nicolas-b.jpgLe 6 mai prochain, les français donneront les clés de la République au nouvel hôte de l’Elysée, pour au moins cinq ans.

Cinq années, pendant lesquelles La France va changer de visage, dans un sens, comme dans l’autre. Deux sens opposés portés par deux candidats, deux sens inconciliables, sans commune mesure.

Les clés de la République, c’est vous, par votre vote qui les détenez. Ces clés vous permettent d’ouvrir deux portes.

 

La première porte est celle qui s’ouvre sur la République de Monsieur Sarkozy.

 

La République de la peur d’abord, où l’on regardera son voisin d’un œil inquiet, suspicieux, voire inquisiteur. Une République où l’on aura de cesse de s’affronter, de se comparer, de se détester. Une République qui sera fondée sur la division, avec d’un côté la France qui travaille et de l’autre celle qui vole. Mais rassurez-vous, si ces voleurs ne sont pas détectés dès la naissance, ils seront traqués par un Etat policier, qui n’aura de cesse de faire claquer les bottes sur le bitume.

La République de la précarité ensuite. Une République où l’on parlera de flexibilité, de dérégulation, où le code du travail ne sera plus qu’un vague souvenir. Une République où le facteur humain sera la seule et unique variable d’ajustement économique, soumis au bon vouloir d’un actionnariat puissant, toujours plus vil, toujours plus avide. Cette République sera l’avènement d’une nouvelle ère économique, où l’éthique, l’humanisme et la redistribution des richesses seront définitivement bannis.

La République au rabais enfin. Moins de liberté pour tous, pour plus de pouvoir pour quelques uns. Moins de liberté de la presse, moins de liberté d’expression, moins de liberté d’aller et de venir, moins de liberté de pensée. Les fondements même de notre République seront soldés : de la loi de 1905 dite de séparation de l’Eglise et de l’Etat, à notre tradition de droits de l’Homme, en passant par notre école laïque, rien ne sera plus comme avant. Rien.

 

L’autre porte, est celle qui s’ouvre sur la République de Ségolène Royal.

 

La République apaisée et tranquille d’abord. Une république où le lien social sera la règle. Une République métissée, qui  sera fondée sur le respect, le respect des autres bien sûr, mais aussi de soi. Une République qui alliera fermeté et générosité, où chacun aura une chance, qu’il ne devra pas gâcher. Cette République fera de l’épanouissement et de l’accomplissement de soi son leitmotiv, cette République sera celle des projets, des rêves concrétisés.

La République de la dignité et de la solidarité ensuite. Dignité dans le travail, dignité au quotidien, dignité dans l’accès au logement. Dignité pour nos aînés, pour les personnes atteintes d’un handicap. Cette République sera celle également de la solidarité, une République où chacun aura sa place. Solidarité entre les générations, entre les conditions sociales, entre les religions, entre les territoires, pour que personne ne soit oublié.

La République réinventée enfin. Repenser la République pour la renforcer, l’améliorer, la rendre plus accessible. Des institutions plus proches, plus claires, des mandats réformés pour plus de transparence, plus d’efficacité. Faire de la politique autrement pour mieux écouter, mieux comprendre, mieux agir. Prendre des risques, innover, pour donner un second souffle à notre République.

 

Les Clés de la République sont des clés précieuses. Elles ont la particularité de ne jamais se perdre, mais parfois elles tombent entre de mauvaises mains. La République survivra, comme elle a toujours survécu… mais à quel prix ? 

Les Clés de République, c’est un peu comme les clés de chez vous, réfléchissez à deux fois avant de les confier…

 

23 avril 2007

1er tour: l'espoir renaît.

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Grâce à Ségolène Royal, grâce à sa présence au second tour, l’espoir renait.

L’espoir d’une victoire de la gauche, le 6 mai prochain.

Dans la 8ème circonscription, les résultats sont les suivants :

 

Ségolène Royal : 29,1%

Nicolas Sarkozy : 25,8%

François Bayrou : 14,1%

Jean-Marie Lepen : 12,4%

Olivier Besancenot : 6,9%

Marie-Georges Buffet : 4,1%

Arlette Laguiller: 1,9%

Philippe de Villiers: 1,7%

Dominique Voynet : 1,3%

José Bové : 1%

Frédéric Nihous : 0,7%

Gérard Schivardi : 0,4%

 
D’abord, je tire un 1er enseignement, celui de la participation formidable qui traduit de manière historique, une volonté farouche de participer à la vie publique. Près de 80% dans la 8ème circonscription, c’est un élan citoyen sans précédent, une dynamique qui en appelle d’autres. Je remercie ici, toutes celles et tous ceux qui se sont déplacés, pour voter, pour agir, pour faire en sorte que leur quotidien change. Ce 1er tour c’est donc avant tout, la victoire de la démocratie, la victoire de vous toutes et tous, la victoire de la liberté d’expression.

Deuxième enseignement, celui du score très net du Parti Socialiste. Le PS a retrouvé son électorat, le PS a su mobiliser sur des thèmes clairs, un projet moderne et des propositions concrètes. Dans la foulée de l’excellent résultat de Ségolène Royal, toute la famille de gauche s’est unifiée derrière elle sans attendre. Dans toute sa diversité la gauche veut et doit gagner le 6 mai prochain. Des verts, au PCF, en passant par LO, LCR, les altermondialistes, il n’y a aucune hésitation, aucune tergiversation, le vote Royal s’impose de lui-même, comme une évidence, le 6 mai prochain. Nous avions besoin de ce souffle, nous avions besoin de cette unité, pour faire barrage à Sarkozy, pour apaiser le France et lui donner une chance, un avenir.

Enfin, je ne peux que me réjouir de la défaite (car c’est une défaite) du FN. Mais ne nous y trompons pas, Sarkozy a capitalisé les voix des électeurs frontistes. Sarkozy a tombé le masque lors de  cette campagne du 1er tour, c’est le candidat sortant de la droite la plus dure que nous ayons connue. Sur son seul bilan, sur ses seuls résultats, il n’aurait pu gagner, tellement ils sont mauvais. Il a donc joué la carte du clientélisme, faisant du FN sa priorité. Il doit désormais le payer.

 

Le 22 avril n’était qu’une étape. J’appelle donc solennellement, toutes les forces vives de la grande famille de gauche, ceux qui croient en un monde meilleur sans brutalité, ceux qui veulent réformer ce pays dans la douceur, ceux qui sont attachés à nos valeurs républicaines, à la liberté de la presse, au rôle fondamental de notre école laïque et de nos services publics de proximité, toutes les femmes et les hommes qui partagent ces principes, à se mobiliser pour faire gagner Ségolène Royal le 6 mai prochain.

18 avril 2007

Pourquoi il faut voter Ségolène Royal dimanche prochain.

medium_070418113037.x3pddhge0_segol-ne-royal-le-16-avril-2007---nantesb.jpgLa campagne du 1er tour de l’élection présidentielle s’achève. Les enjeux sont clairement identifiés et peuvent se résumer en trois mystifications et un espoir.

D’abord, la mystification Sarkozy. Comment cet homme, qui a gouverné la France en négatif depuis cinq ans, peut-il promettre de réaliser dans les cinq prochaines années, ce qu’il a été incapable de faire depuis 2002 ? Comment cet homme ose-t-il mettre au cœur de la campagne, le thème de l’insécurité alors qu’il est le Ministre de l’Intérieur sortant, avec un bilan calamiteux ? Comment cet homme peut-il prôner  la rupture alors qu’il est le fils spirituel de Chirac… voter Sarkozy c’est voter pour les mêmes hommes, les mêmes idées, les mêmes méthodes, celles qui ont conduit la France dans l’impasse.

Ensuite, la mystification Bayrou. Oui, François Bayrou est une mystification quand il prétend représenter une improbable « troisième voie ». L’UDF, dont il est le Président, c’est la droite, point final. Faut-il, pour s’en convaincre, se rappeler que l’UDF a été créée par ce grand révolutionnaire qu’était Giscard ? Faut-il se souvenir que depuis sa création l’UDF a toujours gouverné avec le RPR d’hier et l’UMP d’aujourd’hui. Le virage opéré par Bayrou ces derniers mois, n’est que l’arbre qui cache la forêt, un leurre, un vaste mensonge mis en exergue par le comportement des élus de l’UDF dans notre Région. Prenons l’exemple de Marc Migraine, leader de l’UDF au Havre, qui soutient la politique municipale de droite menée par Antoine Rufenacht, dont les premières victimes sont les quartiers du Havre, qui sont les grands oubliés de cette politique que nous dénonçons et que nous combattons.

 

Enfin, la mystification LE PEN. Lui qui tente par tous les moyens de modifier son image, qui se moque du vote des français en fanfaronnant qu’il sera de toute façon présent au second tour, n’est que l’ombre de lui-même, sa propre caricature. LE PEN restera toujours LE PEN, avec ses idées nauséabondes, anti républicaines, anti démocratiques, bref anti France. LE PEN est un leurre, pour les sans voix, les oubliés, les laissés pour compte. Le vote LE PEN est un vote inutile et stérile, il n’est même plus un vote contestataire.

 
En face de ces trois mystifications, il y a l’espoir incarné par Ségolène Royal. Elle, la présidente du pouvoir d’achat retrouvé et du travail pour tous, elle la présidente de l’ordre juste, du droit au logement pour tous, de l’excellence environnementale, de la France métissée. Le vrai changement c’est elle qui l’incarne jusque dans sa manière de mener une campagne.

 

Pour changer la vie, pour rendre l’espérance à ceux qui l’ont perdue, pour donner une Chance à la France, pour construire ensemble l’avenir, votez utile, osez Ségolène Royal.

13 avril 2007

Speed dating et Kebab Citoyen.

 

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Qu'on ne vienne pas me dire que le PS est un parti ringard qui ne tente pas, qui n'essaye pas, qui n'invente pas de nouvelles méthodes pour "faire" de la politique, en tout cas pour en parler, pour diffuser des idées et attirer de nouveaux publics vers LA POLITIQUE, au sens noble du terme.

La  politique doit se réinventer. Plus qu'une évidence, c'est une nécessité.

Nous l'avons vu avec Ségolène Royal et sa volonté farouche de faire de la politique autrement, qui l'a conduite, par exemple, à organiser partout en France des forums participatifs, afin de donner la parole aux citoyens. C'était sans précédent dans notre pays, et les succès de ces forums ont donné raison à Ségolène. Les français ont soif de changement, de nouveauté, de propositions nouvelles.

Au havre aussi, nous voulons imaginer, innover, et proposer des moments forts, insolites et modernes de politique aux havraises et aux havrais.

Ainsi, nous avons souhaité vous inviter à un nouveau rendez-vous politique, sous la forme d'un Speed Dating. Le mercredi 18 avril prochain entre 18H30 et 20H30, vous aurez 7 minutes pour rencontrer un élu, un militant du PS, pour discuter par thèmes du pacte présidentiel de Ségolène Royal. Vous trouverez l'invitation ci dessous.

Speed_Dating.pdf

TOUJOURS DANS CETTE LOGIQUE DE VOUS PROPOSER DE NOUVEAUX RENDEZ VOUS, NOUS AVONS VOULU REEDITER LE DESORMAIS FAMEUX KEBAB CITOYEN.

RENDEZ-VOUS DONC A 19H30 LES

LUNDI 16 AVRIL AU CAUCRI KEBAB

MARDI 17 AVRIL AU KEBAB LE MEDINE

JEUDI 19 AVRIL AU KEBAB LE MEDITERRANNEEN

VENDREDI 20 AVRIL AU KEBAB DE BLEVILLE 

 

VOUS TROUVEREZ L'INVITATION CI-DESSOUS:

tract_kebabs_16_avril.doc

 

 

VENEZ NOMBREUX !!! A QUELQUES JOURS DU 1ER TOUR DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES, CES MOMENTS D’ECHANGES SONT FAITS POUR VOUS.

 

 

11 avril 2007

La députée de l'école pour tous.

medium_educ1.jpgLa semaine dernière j'assistais à un forum sur l'éducation, vous trouverez ci-dessous mon intervention:

Près de 15% des élèves de 3ème de la 8ème circonscription sont en retard dans leur scolarité (au moins un redoublement, bien souvent plus), alors que ce taux est de 7% sur l’ensemble de la ville du Havre, toujours dans la 8ème circonscription, on dénombre 62 cas d’absentéisme régulier pour 1000 élèves, chiffre qui tombe à 14 pour 1000 sur l’ensemble de la commune du Havre, les taux d’illettrisme, de décrochage scolaire, de chômage des jeunes y sont beaucoup plus élevés que dans le reste du territoire.

Telle est la réalité des chiffres.

Au regard de cette situation, on comprend mieux les enjeux, les défis qui se profilent devant nous. Ces enjeux, ces défis pourraient se résumer ainsi : Comment traduire dans les faits la nécessaire égalité des chances pour tous les jeunes, l’indispensable droit à l’éducation, à la formation et au premier emploi pour tous ?

Et si tout passait par la formation et l’éducation ? Si l’on se remettait à croire que grâce à une action forte dans ces domaines nous pourrons tout changer ?

Moi j’y crois.

Or, le constat terrible que je dresse aujourd’hui est le suivant : notre système éducatif est malade car il devient un véritable pourvoyeur d’inégalités.

Pourquoi ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Où sont passées les valeurs de l’école de la République ?

La situation est aujourd’hui dramatique parce que l’éducation nationale est considérée par le Gouvernement de droite, comme accessoire. L’éducation nationale n’est plus une priorité. Depuis 2002, aucune ambition, aucun moyen, ni humain, ni matériel. La droite au Gouvernement ne parle d’éducation que pour annoncer des fermetures de classes. Pour la rentrée 2007, le Gouvernement a d’ores et déjà annoncé de nombreuses suppressions, Le Havre n’y échappe pas.

Alors oui les conséquences sont désastreuses : 150 000 élèves qui sortent du système scolaire chaque année sans qualification, 150 000 ! Vous ajoutez à cela des professeurs qui se sentent dévalorisés ou insuffisamment formés face à certaines situations difficiles qu’ils ne peuvent pas maîtriser, des parents complètement exclus du système, des conditions d’enseignement indigne, une absence totale de cohérence dans l’orientation des élèves, une inadéquation des programmes scolaires… Oui la France est le mauvais élève de la classe européenne. Un professeur dirait : Peut mieux faire, gâche son potentiel.

Oui, il y a aujourd’hui en France, une éducation à plusieurs vitesses. Demain si la droite est élue, elle accentuera les différences, elle réservera les meilleures conditions d’enseignement à ceux qui auront les moyens de se les payer. C’est la fin de l’école pour tous.

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Comme je vous le disais, tout est une question de moyens. Des moyens qui ne sont pas donnés actuellement ! Aujourd’hui, le gouvernement nous propose les classes ambition-réussite pour les ZUP : ne nous cachons pas la vérité : c’est un os à ronger pour les quartiers difficiles. Il ne s’agit là que de poudre aux yeux. Pas d’ambition, pas de vision à long terme. C’est dramatique, c’est révoltant, c’est triste.

Pourtant, une autre voie, un autre avenir est possible.

Ce que le PS  vous propose, ce que je vous propose pour demain, ce n’est pas de faire table rase de ce qui existe mais d’améliorer les choses et de redonner à l’éducation les moyens de tenir le rôle qu’elle n’aurait jamais dû perdre: être une école formatrice, une école de la réussite, au service des parents et des enfants !

Oui, construire ensemble l’école de demain pour tous, ce n’est pas une hypothèse, ce n’est pas une éventualité, c’est une nécessité. Pour traduire dans les faits cette nécessité, nous devons être à la hauteur des attentes.

D’abord en reconnaissant la mission fondamentale des enseignants.

Améliorer les conditions de travail dans l’école, assurer la pleine reconnaissance des missions d’éducation et préparer un plan pluriannuel de recrutement des enseignants, de formation et de résorption de l’emploi précaire dans l’éducation nationale (je pense notamment aux TOS, animateurs, intervenants extérieurs, tous ces acteurs qui font la vie éducative), voilà un préalable indispensable.

En s’attaquant à l’échec scolaire dès le plus jeune âge. Il s’agit là de mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans. Par ailleurs, il est indispensable d’assurer la maîtrise de la langue parlée à la maternelle.

Nous nous devons d’assurer l’égalité scolaire républicaine. En organisant le soutien scolaire gratuit pour tous les élèves, en limitant à 17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1, dans toutes les ZEP, en révisant la carte scolaire pour en finir avec les ghettos scolaires, en implantant des classes préparatoire aux grandes écoles dans les quartiers, en créant des emplois-parents dans les écoles primaires, nous assurerons cette égalité, élément indispensable à la réussite de nos jeunes.

Enfin, nous devons donner à notre Université les moyens de l’excellence. Excellence en créant un service public ce l’orientation, en créant une allocation autonomie pour les jeunes, en soutenant la recherche publique qui a été laminée par cinq années d’oubli.

Oui, il est temps de redonner à l’éducation nationale ses lettres de noblesse. Il est temps de lui redonner son statut de pilier de notre société. Il est temps de rendre l’espoir à tous ces jeunes qui sont l’avenir, à tous ces étudiants qui incarnent la relève.

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Pour conclure, je dirais que notre éducation, notre système de formation doivent être animés par des valeurs qui répondent aux attentes des jeunes.

Valeur de la proximité d’abord. Nos jeunes doivent pouvoir se former au plus près de chez eux, sans être obligé de galérer dans les transports.

Respect de l’individu et de ses choix ensuite. Chaque élève, chaque étudiant a des rêves, des envies. Nous devons les écouter et ne pas imposer telle ou telle orientation non désirée. Pour ceux qui hésitent, nous devons faire naître des vocations, susciter des projets. C’est là toute la raison d’être d’une orientation personnalisée.

Enfin valeurs de solidarité et d’égalité, pour que l’école joue pleinement son rôle d’intégration et d’ascenseur social.

Voilà à mon sens, les valeurs qui doivent guider l’école de demain. L’école de tous, l’école pour tous.

Merci de votre attention.

 

05 avril 2007

Vote électronique au Havre : A quoi joue Rufenacht?

medium_elections3.jpgLe vote électronique est certainement une des grandes innovations de demain, c’est en tout cas ce que le Gouvernement tente de nous vendre. Cette année, plus de 150 villes, dont Le Havre, vont tester grandeur nature, ce qui n’est en réalité qu’une vraie-fausse (r)évolution, qui génère de véritables inquiétudes.

Outre les interrogations légitimes liées à la fiabilité des systèmes, on peut s’interroger sur les fondements politiques d’une telle décision.

 

S’interroger d’abord sur l’impact citoyen du vote électronique. S’il devrait avoir une vertu première ce serait de faire diminuer l’abstention. On peut imaginer que grâce au vote électronique,  qui est considéré comme plus accessible, plus moderne, plus adapté aux attentes du corps électoral, de nouveaux électeurs se déplaceraient les jours de scrutin. Cela relève à mon avis de la fiction. Ce n’est pas le mode de scrutin qui génère l’abstention, ce n’est pas le fait de mettre une enveloppe dans l’urne, mais bel et bien la qualité du débat politique, la capacité des candidats à mobiliser les électeurs sur un programme qui répond à leurs attentes. Le vote électronique ne changera rien à cela, le vote électronique ne viendra pas combler le déficit démocratique qui ronge notre société. En cela, le vote électronique n’apportera rien à notre démocratie.

Il faut s’interroger ensuite sur les craintes provoquées par ce que j’appellerais le syndrome de la fracture électronique. Si il est clair que le vote électronique n’apportera pas de « nouveaux électeurs », il est en revanche quasiment certains que ce type de vote va en rebuter plus d’un. Je pense notamment à nos ainés, aux personnes plus généralement, qui sont réfractaires aux procédés informatisés, tous ceux qui ne seront pas à l’aise, pas en confiance avec ce type de vote et qui au final préfèreront restés chez eux. Je crains qu’ils ne soient plus nombreux qu’on ne le pense.

Résultat, le vote électronique est peut être une fausse bonne idée qui risque de générer toujours  plus de suspicions, de craintes, de réticences. Pour lever cela, pour donner une légitimité au vote électronique, il faut offrir aux citoyens des garanties d’efficacité, de sécurité et de transparence. Ces garanties ne sont pas aujourd’hui réunies.

 

Mais par-dessus tout, c’est la démarche d’Antoine Rufenacht qui me gêne. Que cherchait-il en généralisant de manière autoritaire les machines à voter sur Le Havre, à quoi joue-t-il, où est l’intérêt d’une telle démarche ?

Le vote est un acte fort et symbolique, qui peut changer la donne. Les citoyens et en particulier les havrais ne s’y sont pas trompés, en s’inscrivant massivement sur les listes électorales. Ne venons pas perturber cet élan citoyen, ne venons pas jeter le trouble pour rien. 

Le vote est un acte personnel et symbolique, l’expression d’un désir d’avenir. Changer les conditions de ce vote aurait dû passer par une large concertation des électeurs.

 

Mais que ce vote soit électronique ou papier, l’essentiel est qu’il traduise la volonté de changement qui anime la société. A cette volonté, à cet élan, Antoine Rufenacht ne pourra s’y opposer.

03 avril 2007

Le logement au coeur du pacte présidentiel.

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Le logement est au coeur de votre vie quoitidienne. Parce qu'un logement décent est la base d'une vie saine, parce que le droit au logement pour tous est une des conditions d'une société plus juste et plus solidaire, Ségolène Royal a fait du logement un des piliers de don pacte.
Faciliter l'accès au logement, notamment pour les jeunes ménages, offrir plus de logements sociaux, lutter contre les logements insalubres, lutter contre l'augmentation des loyers, construire des logement durables, adaptés à nos modes de vie... autant d'éléments et bien d'autres qui doivent nous permettre de traduire le droit au logement pour tous, dans les faits.
A l'heure où la droite entretient la spéculation immobilière, à l'heure où l'UMP de Sarkozy cherche à remettre en cause les lois solidaires en matière de logement, il est plus que nécessaire de répondre à l'urgence sociale. C'est à cette urgence qu'a décidé de répondre Ségolène Royal. Un diagnostic qui appelle des réponses, que je vous propose de découvrir ci-dessous dans cette vidéo. Je partage le diagnostic qui y est fait, et surtout je fais mien ce combat pour la solidarité par le logement. C'est une cause que je m'engage à défendre en votre nom.
Le vote Ségolène, c'est le vote de solidarité, c'est le vote du logement pour tous.

Segolene-100 propositions-Le logement
Vidéo envoyée par da93
 
 

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