06 mai 2009

La diversité, sujet à fleur de peau

 

Attention, sujet hautement sensible ! La création d'un Conseil de la diversité par la Ville a suscité hier soir un débat passionné au conseil municipal.

Elle a longuement préparé son intervention, dont elle a pesé chaque mot, biffé au dernier moment une expression pour la remplacer par une autre. Alors que la Ville a décidé hier soir de créer un conseil « reflétant la diversité des communautés havraises », Najwa Confaits (PS), piquée au vif, a tenté de démonter pièce par pièce le principe de cette structure, qu'elle compare à « un fourre-tout ». Ce futur conseil, selon elle, « ne porte pas de manière claire aucun de ces deux combats ». A savoir, « les revendications culturelles » et « la lutte contre toutes les formes de discriminations ».
« Au niveau local, ajoute Najwa Confaits à l'adresse d'Antoine Rufenacht, vous reflétez la politique menée par votre gouvernement, c'est-à-dire une politique de rejet des droits et garanties des étrangers mettant en péril l'idéal de fraternité indissociable de la promesse républicaine. Votre gouvernement n'hésite pas à exclure dans des conditions indignes des femmes et des hommes qui vivaient depuis de nombreuses années en France. Et ce n'est pas la création d'un Conseil de la diversité qui fera oublier cette politique inhumaine menée par le président de la République et qui a un impact au niveau local ». Pour Najwa Confaits, également présidente de SOS Racisme dans le département, l'initiative havraise tendrait à défendre « des relents différentialistes ».

« Propos ineptes »
« Quand je vous écoute, je revendique hautement le droit à la diversité. Ces propos sont ineptes », rétorque Antoine Rufenacht. « Ce sujet mérite mieux que de la démagogie », enchaîne Edouard Philippe, adjoint au maire en charge des relations internationales. Pour lui, Najwa Confaits a fait preuve « plus de maladresse que de volonté de torpiller ce dossier ».
La création de ce Conseil a été approuvée par la majorité d'Antoine Rufenacht. Les cinq élus PS-Verts-PRG ont voté contre. Les élus communistes et républicains se sont abstenus, se démarquant légèrement de leur ex-colistière. « Nous sommes sur la question du vivre-ensemble », souligne Myriam Argentin, qui salue, au passage, l'engagement dans « un processus » nouveau qui devrait déboucher, selon elle, par le droit de vote des étrangers aux élections locales. Une proposition à laquelle souscrit Antoine Rufenacht.
Quant à Najwa Confaits, en fin de débat, elle est revenue sur la sémantique même du Conseil de la diversité. « Je revendique plus un droit à l'égalité qu'à la diversité », a-t-elle souligné, montrant ainsi - elle rejoint Edouard Philippe sur ce point - que le sujet est « d'une complexité et d'une sensibilité infinies ».
ST. S.

Source : Le Havre Libre du 5 mai 2009

 

30 mai 2007

Footing, meeting, marketing...

adba4073aed831e84f2deffc73a436db.jpgNicolas Sarkozy est toujours en campagne. L’élection présidentielle est pourtant derrière nous. Mais qu’importe, le Président de la République préfère les meetings pour faire plaisir à sa famille politique, plutôt que l’action pour répondre à l’urgence sociale.

Footing, meeting, marketing, Nicolas Sarkozy débute sa Présidence sur le rythme de ces trois « (d)ing », qui sonnent comme autant de déceptions, de désenchantements et de désillusions à venir.

Hier, Nicolas Sarkozy est donc venu rendre visite à son nouvel ami, ex-chiraquien, Antoine Rufenacht, pour distiller son discours invariablement populiste et démago : « France de propriétaires », « effort et travail », «valeurs paysannes »… bref un air de déjà vu. Un air que les havrais et particulièrement les habitants de la 8ème circonscription ont massivement rejeté le 6 mai dernier. Un air dont on se lasse déjà tant il sonne faux.

 

Ne soyons pas dupes, la venue de Nicolas Sarkozy hier au Havre n’était qu’une visite politicienne, destinée à soutenir les candidats de l’UMP aux élections législatives. D’ailleurs une telle débauche d’énergie nous interpelle sur le moral des troupes de la droite à 10 jours du 1er tour. Les candidats de l’UMP seraient-ils inquiets ? La gauche ferait-elle une si bonne campagne, qu’ils en sont réduits à faire appel au premier d’entre eux ? Oui, hier Nicolas Sarkozy est bel et bien venu sauver les soldats UMP, quant à votre vie quotidienne, il n’en restera rien, si ce n’est un vague souvenir d’agitation.

 

Pendant ce temps là, la poste était en grève au Havre, notamment pour dénoncer les risques qui pèsent sur l’avenir du service public postal. Mouvement superbement ignoré par l’UMP. Pendant ce temps là, le Parti Socialiste lui, ne fait pas campagne dans les salons de l’Hôtel de ville, nous sommes sur le terrain, je suis le terrain, auprès de chacun d’entre vous.

Ce n’est pas en remettant des lettres de doléances au Président (lettre que Nicolas Sarkozy ne lira jamais), devant les photographes, que l’on entame la « résistance ». D’ailleurs, la « résistance » n’est sans doute pas l’attitude la mieux adaptée à la situation.

A la « résistance », aux actes symboliques, je préfère l’action de terrain, l’écoute et la rencontre pour préparer ensemble les actions que nous devrons mener demain, pour relever les défis qui nous attendent.

A l’inertie et à la passivité, je préfère proposer des mesures concrètes pour améliorer votre quotidien, vous expliquer mes engagements, construire un projet réaliste pour les habitants de la 8ème circonscription.

 

A gauche, seul le parti socialiste est le garant de votre avenir. A gauche, seul le parti socialiste pourra vous défendre à l’Assemblée Nationale, grâce à ses moyens, grâce à son expérience, grâce à la mobilisation de ses élus, qui je l’espère seront les plus nombreux. Ne vous laissez pas bercer par les vieilles chimères, ne vous laissez pas endormir par les discours usés et fatigués, les méthodes désuètes et stériles, il est temps pour vous toutes et tous de changer de vie, en changeant d’élu.

 

Les 10 et 17 juin, votez pour une gauche qui protège et qui agit, votez Socialiste.

 

05 avril 2007

Vote électronique au Havre : A quoi joue Rufenacht?

medium_elections3.jpgLe vote électronique est certainement une des grandes innovations de demain, c’est en tout cas ce que le Gouvernement tente de nous vendre. Cette année, plus de 150 villes, dont Le Havre, vont tester grandeur nature, ce qui n’est en réalité qu’une vraie-fausse (r)évolution, qui génère de véritables inquiétudes.

Outre les interrogations légitimes liées à la fiabilité des systèmes, on peut s’interroger sur les fondements politiques d’une telle décision.

 

S’interroger d’abord sur l’impact citoyen du vote électronique. S’il devrait avoir une vertu première ce serait de faire diminuer l’abstention. On peut imaginer que grâce au vote électronique,  qui est considéré comme plus accessible, plus moderne, plus adapté aux attentes du corps électoral, de nouveaux électeurs se déplaceraient les jours de scrutin. Cela relève à mon avis de la fiction. Ce n’est pas le mode de scrutin qui génère l’abstention, ce n’est pas le fait de mettre une enveloppe dans l’urne, mais bel et bien la qualité du débat politique, la capacité des candidats à mobiliser les électeurs sur un programme qui répond à leurs attentes. Le vote électronique ne changera rien à cela, le vote électronique ne viendra pas combler le déficit démocratique qui ronge notre société. En cela, le vote électronique n’apportera rien à notre démocratie.

Il faut s’interroger ensuite sur les craintes provoquées par ce que j’appellerais le syndrome de la fracture électronique. Si il est clair que le vote électronique n’apportera pas de « nouveaux électeurs », il est en revanche quasiment certains que ce type de vote va en rebuter plus d’un. Je pense notamment à nos ainés, aux personnes plus généralement, qui sont réfractaires aux procédés informatisés, tous ceux qui ne seront pas à l’aise, pas en confiance avec ce type de vote et qui au final préfèreront restés chez eux. Je crains qu’ils ne soient plus nombreux qu’on ne le pense.

Résultat, le vote électronique est peut être une fausse bonne idée qui risque de générer toujours  plus de suspicions, de craintes, de réticences. Pour lever cela, pour donner une légitimité au vote électronique, il faut offrir aux citoyens des garanties d’efficacité, de sécurité et de transparence. Ces garanties ne sont pas aujourd’hui réunies.

 

Mais par-dessus tout, c’est la démarche d’Antoine Rufenacht qui me gêne. Que cherchait-il en généralisant de manière autoritaire les machines à voter sur Le Havre, à quoi joue-t-il, où est l’intérêt d’une telle démarche ?

Le vote est un acte fort et symbolique, qui peut changer la donne. Les citoyens et en particulier les havrais ne s’y sont pas trompés, en s’inscrivant massivement sur les listes électorales. Ne venons pas perturber cet élan citoyen, ne venons pas jeter le trouble pour rien. 

Le vote est un acte personnel et symbolique, l’expression d’un désir d’avenir. Changer les conditions de ce vote aurait dû passer par une large concertation des électeurs.

 

Mais que ce vote soit électronique ou papier, l’essentiel est qu’il traduise la volonté de changement qui anime la société. A cette volonté, à cet élan, Antoine Rufenacht ne pourra s’y opposer.

31 janvier 2007

Un CUCS pour se donner bonne conscience.

medium_Le-Havre-photo-2.jpgOuf, au conseil municipal du Havre cette semaine, Antoine RUFENACHT et Agathe CAHIERRE, se sont rappelés qu'il existait des quartiers au Havre. Ils ont ainsi annoncé fièrement la signature d'un Contrat Urbain de Cohésion Sociale (signé entre l'Etat et la ville), qui serait, selon leurs dires, le nouvel avenir des quartiers havrais.

Mais quand on y regarde de plus près, on ne peut que frisonner à la vision de cet avenir que la droite havraise réserve aux quartiers.

Rien sur les services publics, rien sur la santé, rien sur le mouvement associatif, rien sur la condition féminine, rien un avenir à long terme... Comment peut-on imaginer  une cohésion sociale digne de ce nom sans ces aspects? Comment peut-on envisager donner un espoir aux quartiers en seulement deux ans (le CUCS a été signé avec une date butoir en 2009), alors que la droite a abandonné les quartiers depuis des années? Comment croire en la bonne volonté de la Mairie, alors qu'elle soutient le candidat de l'UMP qui fait la chasse aux enfants dans les écoles, qui sélectionne les candidats à l'immigration, qui prône le communautarisme et défend une politique libérale liberticide. Oui dans ces conditions comment ne pas être inquiet, sceptique, en colère contre Rufenacht et ses sbires?

Un effet d'annonce. Voilà ce que valent les 10,5 Millions d'euros annoncés par la Mairie. Et d'ailleurs, ont-ils prévu leur mise en musique, leur traduction dans les faits. A part l'incantation, les bonnes intentions et les discours généraux, qui va gérer cette somme, comment va-t-elle être redistribuée, comment va-t-elle être affectée? Voilà les bonnes questions. Pour les réponses, il faudra repasser, parce que la Mairie n'en a pas.

Il y a au moins une chose sur laquelle je tenais à donner un conseil à l'UMP: Changez de méthode!!! La politique de la ville ne se confisque pas, la politique de cohésion sociale ne se décide pas dans les bureaux dorés des Ministères et de la Mairie. Monsieur Rufenacht, Madame Cahierre, avez-vous consulté les associations de quartiers, avez-vous associé à votre CUCS les forces vives qui composent la banlieue havraise? Avez-vous l'intention de travailler avec le Département, la Région, ou avez-vous l'intention de vous asseoir sur l'expertise et la compétence de ces collectivités en matière de politique de la ville? Alle-vous enfin rendre la parole à celles et ceux qui font la vie des quartiers du Havre?

Je vous invite à venir nous répondre ici sur ce BLOG. Les quelques 100 lecteurs quotidiens de ce modeste BLOG sont sans doute curieux de connaitre vos réponses... si vous en avez.

 

29 novembre 2006

Pour agir, il faut voter.

medium_photo_1.JPGÇa y est, les havraises et les havrais ont vu fleurir, un peu partout, les premières affiches de ma campagne. Ainsi, pour lancer ma candidature, j'ai décidé de communiquer sur le thème de l'inscription sur les listes électorales.

S'inscrire pour voter c'est un geste fort. C'est un acte qui vous ouvre les portes de l'expression. En votant, vous donnez une chance à votre voix d'être entendue. En votant, vous participez à la vie publique, vous l'influencez, vous la modifiez. Vous voulez que les choses changent, vous voulez donner un avenir à votre enfant... votez.

Vous avez jusqu'au 31 décembre pour vous inscrire dans votre Mairie. Un acte simple et rapide qui vous donne une chance de rejeter la droite de Sarkozy et de Rufenacht, de marginaliser le FN, de vous faire entendre tout simplement.

Depuis trop longtemps, on a ignoré la banlieue, depuis trop longtemps, on vous a confisqué votre vote, il est grand temps de vous faire entendre. Oui, en votant vous construisez votre avenir, vous entretenez l'espoir. L'espoir de voir se construire un monde plus juste, plus humaniste, plus socialiste.

Cliquez sur  le lien ci-dessous pour découvrir mon affiche de campagne:

AFFICHEJeVOTE_2.pdf

 

 

Rufenacht dynamite Mont-Gaillard

 

medium_PB260003.jpgDeux tours de 18 étages, datant de la fin des années 70, se sont effondrées sous un nuage de poussière à 13h dimanche dernier dans le quartier du Mont-Gaillard, au nord-ouest du Havre.

Cette double démolition est placée dans le cadre du plan de rénovation urbaine, signé en 2004, par la ville du Havre et l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) mais pour autant celle-ci ne règle pas les problèmes de fond que sont la précarité et l’insécurité.

Ce n’est pas uniquement à coup de démolition et d’aménagement des abords des immeubles que la Municipalité du Havre viendra à bout de la pauvreté des jeunes et des moins jeunes. On a l’impression qu’Antoine Rufenacht et sa Première Adjointe en charge de la rénovation urbaine essayent de déplacer cette pauvreté qui les gêne, révélatrice de l’échec de la politique locale et gouvernementale, en diminuant la densité de l’habitat des quartiers et en y mettant un peu plus de verdure.

L’heure n’est plus aux artifices. Les Havrais et Havraises ne sont pas dupes, le malaise social est bien présent, nous devons y remédier par des propositions concrètes en repensant tout le système.

Il faut augmenter le pouvoir d’achat, d’une part, des salariés par la revalorisation du SMIC à au moins 1500 euros et ce, le plus tôt possible dans la législature et d’autre part, celui des retraités par des pensions non plus alignées sur les salaires mais sur l’indice des prix. Il faut lutter aussi contre le chômage des jeunes qui eux, se voient exclus de l’accession à la propriété et à la location et qui par voie de conséquence, perdent l’espoir de se stabiliser et de fonder, un jour, une famille. Pour ce faire, nous proposons notamment de réactiver les emplois-jeunes dans le secteur public et associatif en relation avec les emplois tremplins mis en place dans la région. Atteindre le plein emploi n’est pas impossible à l’horizon 2012, cela nécessite une action volontariste de la part de nos dirigeants politiques.

Nous socialistes, nous sommes conscients que l’on ne peut combattre la précarité qu’en sécurisant les parcours professionnels et en réaffirmant la primauté du CDI. L’emploi et la lutte contre la précarité demeurent notre première priorité.

Il ne suffit pas, comme fait la Droite municipale, de soit disant humaniser nos villes à coups de travaux et de rénovation, il faut aussi accompagner une politique urbaine ambitieuse par une vrai politique d’accompagnement social et professionnel. La rénovation urbaine ne peut se réduire aux seules explosions spectaculaires de tours. Bien sûr il faut le faire, mais Il faut surtout reconstruire la ville sur la ville, réintroduire les services publics dans les quartiers, redynamiser le mouvement associatif et assurer la mixité sociale dans le respect des différences. Voilà un projet à long terme, voilà une ambition constructive. medium_PB260009.2.jpg

Projet, ambition, deux termes qui manquent cruellement au vocabulaire de M.Rufenacht et de sa garde rapprochée. 

 

15 novembre 2006

La Banlieue: Et Alors?

medium_image-emeutes1.jpgIl y a un an, les banlieues occupaient l'espace médiatique. Voitures qui brûlent, jeunes en fuite, police, hurlements, sirènes, peur, détresse...

Depuis, à travers les médias, les banlieues sont vues comme des endroits étranges, des no man's land, dirigés par des caïds sans foi ni loi. A ce rythme, les mesures pour les banlieues devraient plus relever du Ministère des Affaires Etrangères, que de celui de l'Intérieur. Pourquoi, pendant qu'on y est, ne pas proposer à Monsieur Sarkozy de supprimer le Ministère de la ville pour ouvrir une ambassade dans tous les quartiers? 

Les banlieues dérangent. Pour Monsieur Sarkozy et ses amis havrais, il ne s'agit que d'un refuge de pauvres, de déshérités, de désespérés. Tant qu'il n'y avait pas d'émeutes, on s'accomodait sans trop de mal de la situation en banlieue. Cependant, on a l'impression que les zones dites de non-droit, sont devenues des zones de non-devoir politique.

Il y en a assez. Assez de stigmatisation. Assez de provocation. Non, tous les habitants des banlieues ne sont pas des racailles, non la solution n'est pas le Karcher. Assez de renoncement et d'abandon.

Car il est bien là le problème. La banlieue a été abandonnée par la droite au pouvoir. Comment vivre sur un territoire où l'on retire les services publics, où l'on laisse partir en lambeau le tissus associatif et économique. Qu'a fait le Gouvernement depuis 2002? Qu'a fait la Mairie du Havre pour ses quartiers sur la même période? Ils ont retiré la police de proximité qui avait réussi à installer un véritable dialogue, ils ont enterré les emplois jeunes qui faisaient vivre les quartiers et apportaient de réels services auprès des habitants, ils ont coupé les subventions aux associations.

Bref, Monsieur Rufenacht, Madame Cahierre et leurs amis très haut placés ont décousu, détruit, anéanti ce qui commençait à ressembler à une véritable politique sociale de la ville. Ils ont fait une croix sur la banlieue. De toute façon, en banlieue, ils ne votent pas... voilà ce que pense Monsieur Rufenacht. C'est triste.

La banlieue vaut bien mieux que cela. La banlieue c'est des tonnes de talents, des centaines de projets, de l'avenir et de l'envie. Ces talents, ces projets, il faut les soutenir, les accompagner, les aider à éclore.

Pour cela nous devons reconstruire la ville sur la ville, donner au quartier un nouveau cadre de vie. Nous devons y implanter des maisons de services publics de proximité. Nous devons développer et optimiser la desserte de la banlieue par les transports en commun. Nous devons ouvrir la banlieue sur elle même et sur l'extérieur. En bref, nous devons rallumer la flamme que la droite a éteinte. 

Voilà ce à quoi je m'engage si je suis élue.

Mais avant toute chose, nous devons affirmer haut et fort, tous ensemble que la banlieue est décidée à se faire entendre et à peser de tout son poids dans la campagne électorale qui s'amorce.

19 octobre 2006

Le service public de la santé havrais en danger!!

medium_hopital_monod3.jpgLe verdict est sans appel : Le premier palmarès santé des villes de France, réalisé par l'hebdomadaire "IMPACT MEDECINE" place le Havre en dernière position (36ème sur 36) des villes offrant de bonnes conditions de santé. Cette étude inquiétante nous alarme et surtout elle doit nous faire réagir.

Ce n'est un scoop pour personne, le service public de la santé dans notre Pays, est à l'agonie. Au Havre, la situation est dramatique, avec un manque de moyens humains et financiers sans précédent. Manque de médecins, problèmes de formation, difficultés budgétaires, matériel dépassé, cadence infernale, délais de prise en charge anormalement long ... Aujourd'hui, c'est le droit d'accès à la santé lui même qui est menacé.

Menacé par une politique libérale et clientéliste, menée par le Gouvernement Chirac-Villepin-Sarkozy qui veut imposer une médecine à deux vitesses: Avec d'un côté une médecine de nantis, dotée de moyen, pour ceux qui pourront se la payer et de l'autre une médecine du peuple, qui ressemblera de plus en plus à une cour des miracles.

Nous devons dénoncer cette politique et la refuser. Nous devons également montrer du doigt ceux qui soutiennent cette évolution néfaste, comme Monsieur Antoine Rufenacht, dont le silence sur la question est assourdissant. Que fait-il pour l'hôpital du Havre, que fait-il pour accueillir des médecins dans les quartiers?

Nous ne voulons pas d'une médecine à deux vitesses, nous ne voulons pas d'un système à l'américaine qui laisse mourir ses pauvres dans la plus totale indifférence.

C'est pourquoi je demande clairement et fermement au Gouvernement, et à leurs amis de l'UMP havrais d'entendre la voix des familles précaires, des "laissés pour compte". Cette voix qui demande un vrai service public gratuit de la santé. Un service public doté de moyens, qui jouerait la carte de la proximité et de la solidarité. Au delà nous devons repenser totalement notre système de santé, en obligeant les médecins à servir au moins quelques années dans la Région où ils ont été formés, au lieu de les voir se précipiter sur la côte d'azur. Il faut par ailleurs développer une véritable ambition pour les hôpitaux publics, qui comme J.MONOD au Havre (qui va cloturer l'exercice avec un déficit de 11 Millions d'euros), sont au bord de la faillite.

Nous devons stopper l'hemorragie. Un vrai projet de santé doit être mise au coeur d'une stratégie pour l'avenir du Havre. Pour lutter contre les effets de cette précarité qui avance, pour assurer à tous les havrais un égal accès aux soins, pour décliner la solidarité par la santé.

Il en va de notre avenir, de celui de nos enfants.