30 mai 2007

Footing, meeting, marketing...

adba4073aed831e84f2deffc73a436db.jpgNicolas Sarkozy est toujours en campagne. L’élection présidentielle est pourtant derrière nous. Mais qu’importe, le Président de la République préfère les meetings pour faire plaisir à sa famille politique, plutôt que l’action pour répondre à l’urgence sociale.

Footing, meeting, marketing, Nicolas Sarkozy débute sa Présidence sur le rythme de ces trois « (d)ing », qui sonnent comme autant de déceptions, de désenchantements et de désillusions à venir.

Hier, Nicolas Sarkozy est donc venu rendre visite à son nouvel ami, ex-chiraquien, Antoine Rufenacht, pour distiller son discours invariablement populiste et démago : « France de propriétaires », « effort et travail », «valeurs paysannes »… bref un air de déjà vu. Un air que les havrais et particulièrement les habitants de la 8ème circonscription ont massivement rejeté le 6 mai dernier. Un air dont on se lasse déjà tant il sonne faux.

 

Ne soyons pas dupes, la venue de Nicolas Sarkozy hier au Havre n’était qu’une visite politicienne, destinée à soutenir les candidats de l’UMP aux élections législatives. D’ailleurs une telle débauche d’énergie nous interpelle sur le moral des troupes de la droite à 10 jours du 1er tour. Les candidats de l’UMP seraient-ils inquiets ? La gauche ferait-elle une si bonne campagne, qu’ils en sont réduits à faire appel au premier d’entre eux ? Oui, hier Nicolas Sarkozy est bel et bien venu sauver les soldats UMP, quant à votre vie quotidienne, il n’en restera rien, si ce n’est un vague souvenir d’agitation.

 

Pendant ce temps là, la poste était en grève au Havre, notamment pour dénoncer les risques qui pèsent sur l’avenir du service public postal. Mouvement superbement ignoré par l’UMP. Pendant ce temps là, le Parti Socialiste lui, ne fait pas campagne dans les salons de l’Hôtel de ville, nous sommes sur le terrain, je suis le terrain, auprès de chacun d’entre vous.

Ce n’est pas en remettant des lettres de doléances au Président (lettre que Nicolas Sarkozy ne lira jamais), devant les photographes, que l’on entame la « résistance ». D’ailleurs, la « résistance » n’est sans doute pas l’attitude la mieux adaptée à la situation.

A la « résistance », aux actes symboliques, je préfère l’action de terrain, l’écoute et la rencontre pour préparer ensemble les actions que nous devrons mener demain, pour relever les défis qui nous attendent.

A l’inertie et à la passivité, je préfère proposer des mesures concrètes pour améliorer votre quotidien, vous expliquer mes engagements, construire un projet réaliste pour les habitants de la 8ème circonscription.

 

A gauche, seul le parti socialiste est le garant de votre avenir. A gauche, seul le parti socialiste pourra vous défendre à l’Assemblée Nationale, grâce à ses moyens, grâce à son expérience, grâce à la mobilisation de ses élus, qui je l’espère seront les plus nombreux. Ne vous laissez pas bercer par les vieilles chimères, ne vous laissez pas endormir par les discours usés et fatigués, les méthodes désuètes et stériles, il est temps pour vous toutes et tous de changer de vie, en changeant d’élu.

 

Les 10 et 17 juin, votez pour une gauche qui protège et qui agit, votez Socialiste.

 

27 avril 2007

Les Clés de la République

medium_070427081853.w3sp6vry0_montage-de-portraits-de-segol-ne-royal-et-nicolas-b.jpgLe 6 mai prochain, les français donneront les clés de la République au nouvel hôte de l’Elysée, pour au moins cinq ans.

Cinq années, pendant lesquelles La France va changer de visage, dans un sens, comme dans l’autre. Deux sens opposés portés par deux candidats, deux sens inconciliables, sans commune mesure.

Les clés de la République, c’est vous, par votre vote qui les détenez. Ces clés vous permettent d’ouvrir deux portes.

 

La première porte est celle qui s’ouvre sur la République de Monsieur Sarkozy.

 

La République de la peur d’abord, où l’on regardera son voisin d’un œil inquiet, suspicieux, voire inquisiteur. Une République où l’on aura de cesse de s’affronter, de se comparer, de se détester. Une République qui sera fondée sur la division, avec d’un côté la France qui travaille et de l’autre celle qui vole. Mais rassurez-vous, si ces voleurs ne sont pas détectés dès la naissance, ils seront traqués par un Etat policier, qui n’aura de cesse de faire claquer les bottes sur le bitume.

La République de la précarité ensuite. Une République où l’on parlera de flexibilité, de dérégulation, où le code du travail ne sera plus qu’un vague souvenir. Une République où le facteur humain sera la seule et unique variable d’ajustement économique, soumis au bon vouloir d’un actionnariat puissant, toujours plus vil, toujours plus avide. Cette République sera l’avènement d’une nouvelle ère économique, où l’éthique, l’humanisme et la redistribution des richesses seront définitivement bannis.

La République au rabais enfin. Moins de liberté pour tous, pour plus de pouvoir pour quelques uns. Moins de liberté de la presse, moins de liberté d’expression, moins de liberté d’aller et de venir, moins de liberté de pensée. Les fondements même de notre République seront soldés : de la loi de 1905 dite de séparation de l’Eglise et de l’Etat, à notre tradition de droits de l’Homme, en passant par notre école laïque, rien ne sera plus comme avant. Rien.

 

L’autre porte, est celle qui s’ouvre sur la République de Ségolène Royal.

 

La République apaisée et tranquille d’abord. Une république où le lien social sera la règle. Une République métissée, qui  sera fondée sur le respect, le respect des autres bien sûr, mais aussi de soi. Une République qui alliera fermeté et générosité, où chacun aura une chance, qu’il ne devra pas gâcher. Cette République fera de l’épanouissement et de l’accomplissement de soi son leitmotiv, cette République sera celle des projets, des rêves concrétisés.

La République de la dignité et de la solidarité ensuite. Dignité dans le travail, dignité au quotidien, dignité dans l’accès au logement. Dignité pour nos aînés, pour les personnes atteintes d’un handicap. Cette République sera celle également de la solidarité, une République où chacun aura sa place. Solidarité entre les générations, entre les conditions sociales, entre les religions, entre les territoires, pour que personne ne soit oublié.

La République réinventée enfin. Repenser la République pour la renforcer, l’améliorer, la rendre plus accessible. Des institutions plus proches, plus claires, des mandats réformés pour plus de transparence, plus d’efficacité. Faire de la politique autrement pour mieux écouter, mieux comprendre, mieux agir. Prendre des risques, innover, pour donner un second souffle à notre République.

 

Les Clés de la République sont des clés précieuses. Elles ont la particularité de ne jamais se perdre, mais parfois elles tombent entre de mauvaises mains. La République survivra, comme elle a toujours survécu… mais à quel prix ? 

Les Clés de République, c’est un peu comme les clés de chez vous, réfléchissez à deux fois avant de les confier…

 

14 février 2007

J'en ai assez...

medium_kebab.jpgC’est une dépêche AFP, parmi d’autres, presque anodine, qui l’annonce aujourd’hui. Nicolas Sarkozy a décidé à la dernière minute, d’annuler un déplacement dans un quartier de NANTERRE. Ce n’est pas la première fois que le Premier Flic de France fait ainsi volte face.

 
De quoi a-t-il peur ? De la racaille ? De tous ces jeunes qu’il a si longtemps stigmatisés ?

 
Mais au-delà du comportement déplorable du Ministre d’Etat-perpétuel candidat, j’en ai plus qu’assez de voir la banlieue servir de faire-valoir. J’en ai assez des caricatures que l’on fait de la vie dans les quartiers. J’en ai plus qu’assez du sort que l’on réserve aux habitants de la Mare Rouge, de Caucriauville, de Bléville et de tous les quartiers de France… ces citoyens que l’on oublie, que l’on endort avec des promesses intenables.

 
J’en ai assez de subir le traitement médiatique d’une banlieue que l’on montre pour parler d’émeutes, de répression, de guerre des gangs. Assez d’entendre de beaux discours qui ne sont jamais suivis des faits.


Oui, j’en ai assez.

 
La banlieue ne mérite pas cela. La banlieue, la vie dans les quartiers, ce n’est pas cela. Au Havre, au cœur de ces quartiers que je sillonne, je vois des projets, des envies, je croise de multiples talents. Au Havre, comme partout ailleurs en France, la banlieue s’exprime, la banlieue vit, elle bouge, elle résonne de dizaine de milliers d’énergies individuelles, qui sont autant de pièces d’un même puzzle, autant de pierres d’un même édifice.

 
La banlieue est riche de son métissage, riche de ses jeunes et moins jeunes qui font la vie de ces quartiers. Tous acteurs de leur propre vie, tous porteurs d’un message d’espérance. C’est ça la banlieue, c'est ce que j’entends au quotidien.

 
C’est cette vie là que j’aime. C’est cette vie là que j’ai choisi. Je suis fière d’y vivre et d’y défendre un idéal.

medium_kebab2.2.jpg

 

12 janvier 2007

L'inquiétante rupture de Nicolas Sarkozy...

medium_rupture_sarko.jpgQu'est-ce qui n'a pas été écrit, dit, lu, entendu sur Nicolas Sarkozy? Tout a été dit sur lui ou presque. Cette semaine encore, il faisait la une de pas moins de trois hebdomadaires nationaux. Véritable intérêt, ou stratégie commerciale... je vous laisse seul juge.

La rupture serait-elle donc le seul salut de la France? J'en doute franchement. J'en doute d'autant plus, que la rupture de Monsieur Sarkozy fait peur. Qui veut d'une rupture, à l'heure où l'on a besoin de sécuriser, de rassurer la société. Qui veut d'une rupture, alors qu'il faut au contraire faire revivre l'élan de la solidarité. Qui veut d'une rupture, alors que le Gouvernement de Monsieur Sarkozy est incapable de donner les moyens à ses propres fausses bonnes idées.

A la rupture, j'oppose la rénovation dans la fidélité. A la rupture, j'oppose le renforcement de la solidarité, de toutes les solidarités. A la rupture, je préfère une politique qui servirait de catalyseur, de révélateur aux nombreux talents qui composent nos quartiers et nos villages. Non, la France, les havraises et les havrais, n'ont pas besoin d'une rupture. Monsieur Rufenacht, en soutenant Monsieur Sarkozy, pense manifestement différemment.

Oui, décidément, Monsieur Sarkozy se trompe de voie, il fonce tête baissée vers ses propres objectifs, sans lever le nez, sans ouvrir les yeux, persuadé qu'il est touché par la grâce divine et que les français le suivront. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelqu'un? Bien entendu, Monsieur Sarkozy n'est qu'un clone de son mentor, Jacques Chirac, qui lui a tout appris de la politique. Une politique qui conduira au mensonge, à l'immobilisme, à la manipulation et à l'affaiblissement de la France.

Pour y voir plus clair, pour vous aider à comprendre l'inquiétante rupture de Monsieur Sarkozy, vous trouverez ci-dessous la récente publication du PS, qui dissèque le candidat perpétuel Sarkozy depuis 2002... attention, la vérité fait froid dans le dos.

 

L_inquietante_rupture_tranquille_de_monsieur_Sarkozy.pdf

Bonne lecture... a bientôt. 

29 novembre 2006

Pour agir, il faut voter.

medium_photo_1.JPGÇa y est, les havraises et les havrais ont vu fleurir, un peu partout, les premières affiches de ma campagne. Ainsi, pour lancer ma candidature, j'ai décidé de communiquer sur le thème de l'inscription sur les listes électorales.

S'inscrire pour voter c'est un geste fort. C'est un acte qui vous ouvre les portes de l'expression. En votant, vous donnez une chance à votre voix d'être entendue. En votant, vous participez à la vie publique, vous l'influencez, vous la modifiez. Vous voulez que les choses changent, vous voulez donner un avenir à votre enfant... votez.

Vous avez jusqu'au 31 décembre pour vous inscrire dans votre Mairie. Un acte simple et rapide qui vous donne une chance de rejeter la droite de Sarkozy et de Rufenacht, de marginaliser le FN, de vous faire entendre tout simplement.

Depuis trop longtemps, on a ignoré la banlieue, depuis trop longtemps, on vous a confisqué votre vote, il est grand temps de vous faire entendre. Oui, en votant vous construisez votre avenir, vous entretenez l'espoir. L'espoir de voir se construire un monde plus juste, plus humaniste, plus socialiste.

Cliquez sur  le lien ci-dessous pour découvrir mon affiche de campagne:

AFFICHEJeVOTE_2.pdf

 

 

25 septembre 2006

Sarko le populiste

Nicolas Sarkozy est une nouvelle fois au cœur d'une polémique sans précédent dans le rapport de l'Etat avec le système judiciaire suite à des propos particulièrement virulents à l'encontre des juges du tribunal de Bobigny, accusés de laxisme vis à vis de la délinquance.

En Seine Saint Denis, les syndicats de magistratures se sont insurgés contre le ministre de l'Intérieur. Le premier président de la cour de cassation, Guy Canivet, le plus haut magistrat de France, a réclamé une audience auprès du chef de l'Etat.

Par ces déclarations, le ministre de l'Intérieur nous prouve une nouvelle fois qu’il n’a pas la carrure d’un homme d’Etat et instrumentalise la justice pour cacher ses échecs en matière de délinquance et pour faire passer en force sa nouvelle loi en matière de prévention de la délinquance. Si les résultats sur la délinquance ne sont pas satisfaisant, la faute en revient aux manques d'effectifs dans les services spécialisés et au manque de place dans les foyers. Les syndicats de magistrats notent que malgré l'adoption de plusieurs lois, plus répressives, réformant la procédure pénale, les violences aux personnes sont en hausse. D'autre part, les 188 prisons françaises sont en état de surpopulation. On compte 55.754 détenus au 1er septembre, dont 629 mineurs. M. Sarkozy nous montre une nouvelle fois qu'il ne connaît comme réponse à la question de la délinquance que la répression et l'emprisonnement mais sans grand résultat.

En 5 ans, les actes de violence contre les personne ont augmenté de 27%. La politique de sécurité de Sarkozy est un échec, un véritable fiasco. Ainsi au lieu d'affronter la réalité, il fuit ses responsabilités et se défausse sur les magistrats et les élus locaux qu'il veut transformer en shérifs.

Sarkozy provoque les jeunes, pénalise la société et manipule l'opinon publique avec des dicours populistes. Le Président de l'UMP fait fausse route. Nous devons dénoncer ses dérives et militer pour une politique de sécurité fondée sur la solidarité dans laquelle prévention et répression cohabitent en parfaite harmonie. Tel est le sens de l'engagement socialiste.

Oui nous voulons une France en sécurité. Non, nous ne voulons pas d'une France sécuritaire.

13 septembre 2006

J'ai lu Sarkozy...

medium_temoignage-sarkozy.jpgCet été, vous n’avez pas pu y échapper… Le livre de Nicolas Sarkozy. Plus pas curiosité et surtout par ma volonté de connaître pour mieux combattre, je me suis plongée dans la lecture de cet ouvrage dont les médias se sont très (trop ?) largement fait l’écho.

 

Ceux qui doutaient encore du narcissisme de Sarkozy vont vite se rétracter en lisant cet ouvrage où transpire l’égocentrisme d’un personnage politique tourné vers lui-même et son ambition.

Nicolas Sarkozy a beau chercher à adoucir ses positions en matière économique et sociale, à susciter l'émotion avec sa vie sentimentale, il ne parvient pas à effacer son image d'autoritarisme et de mégalomanie. Son projet reste le même : une France où chacun est laissé a ses succès ou à ses malheurs, dur avec les faibles et faible avec les forts et ajoutez à cela une pointe de communautarisme, de bonapartisme et de politique sécuritaire liberticide en prime... Comme il l'a d'ailleurs confirmé et affirmé ces derniers jours lors de son voyage promotionnel aux Etats-Unis. Cela donne la chair de poule….

Malgré tous ses efforts pour donner une image apaisée de lui-même, le Témoignage de Sarkozy sent le faux et sonne le creux. On imagine aisément les corrections et re-corrections que ce livre a du subir pour vendre un « nouveau Sarkozy ».  Mais personne n’est dupe… en tout cas pas moi.

Le vrai Sarkozy est bien cet homme colérique, agité, excité, animé par sa seule détermination froide et égoïste.

Bref, un Témoignage qui n’est qu’une histoire romancée… parfois à l’eau de rose… un livre à vite oublier pour affronter la réalité sur le terrain.